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Des lacunes dans l’enseignement des langues en Communauté française


C'est le contenu d'une thèse de doctorat qui a été défendue ce 11 février à l'UCL. Dany Etienne, assistant en didactique des langues à l’UCL et enseignant dans le secondaire (anglais/allemand), a réalisé une vaste recherche sur l’enseignement des langues étrangères, dans le secondaire et le supérieur, en Communauté française (sous la direction de Pierre Godin) .C’est le lancement du nouveau programme d’apprentissage des langues, lancé en 2000 par la Communauté française (Cf), qui a poussé Dany Etienne à entamer sa recherche.



Trop de possibilités de changement dans le choix des langues étudiées..

Des lacunes dans l’enseignement des langues en Communauté française
C'est le résultat de 6 années de recherche qui ont été nécessaires pour mener cette recherche à bien. Au total, Dany Etienne a interrogé 524 enseignants du secondaire (tous réseaux confondus), 147 enseignants de BAC1 et 2 892 étudiants en BAC1.

Selon l'auteur, les inégalités sont nombreuses et l’organisation de l’enseignement manque de cohérence. L’appel au politique est clair : il faut des objectifs plus précis si l’on veut qu’élèves et étudiants maîtrisent de manière satisfaisante au min. une langue étrangère à la sortie de leurs études.

Plusieurs constats s’imposent :

- Il existe un manque flagrant de cohérence entre établissements scolaires quant aux objectifs poursuivis. Des incohérences qui découlent du manque de clarté de la Cf. Au final, les élèves sortent du secondaire avec une maîtrise très inégale des langues étrangères

- Les inégalités matérielles empêchent les professeurs de divulguer un apprentissage optimal (pas d’accès aux ordinateurs ou lecteur DVD par ex.)

- Les différences en termes d’heures de cours varient entre une centaine et plus de 700 heures, selon les options : impossible, dans ces conditions, de mettre les élèves/étudiants sur pied d’égalité

- La concurrence entre le primaire, le secondaire et l’université constitue un lourd handicap pour les professeurs : il existe trop de possibilités de changement dans le choix des langues étudiées. Résultat, si un élève choisit le néerlandais en primaire, puis se tourne vers l’anglais en secondaire et vers une troisième langue à l’université, comment respecter les objectifs d’apprentissage ?

Une nécessaire dimension européenne

Les recommandations de Dany Etienne sont multiples :

- Il est nécessaire de déterminer des objectifs clairs intégrant, comme dans nos pays voisins, une dimension européenne dans leur description : pouvoir comprendre et s’exprimer autour de thématiques cibles (actualité, vie quotidienne, parcours personnel, éducation, environnement et lieux)

- Etablir des compétences prioritaires : participer activement à une discussion, faire comprendre ses opinions et lire/comprendre des écrits d’actualité

- Il est urgent de rationaliser le nombre d’options offert actuellement aux élèves et donc réduire les possibilités de changement de langues

- L’idéal serait de prévoir un nombre min. d’heures pour un apprentissage optimal de la/les langue(s) étrangère(s), soit 700 heures sur les 6 années du secondaire.

Bruno Duboisdenghien

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